Schmiedel, ap. Enc. bibl. art. Ministry, col
qui n'est ni la communauté israëlite, ni le Royaume des cieux, et qui se substitue, pour ainsi dire, à l’une et à l’autre’? » Pour Jésus, l'avenir c'était le Royaume et non pas l’Église; c’était la conversion d'Israël et peut-être, à sa suite, celle de tous les hommes, ce n’était pas l’organisation d’un groupe d'élus destinés à vivre parmi les réprouvés. L'Église n’a pu s’entendre que de la communauté chrétienne déjà distinguée de la juive, obligée, par le mépris et la haine dont l’accable la synagogue et aussi par le retard de la parousie, à s'organiser pour subsister et attendre, à élaborer une religion nouvelle, qui n’était pas dans la pensée du Christ. Ce sont les Apôtres, et la génération qui les a suivis, qui, à défaut du Royaume, qu’il attendait et qui n’est pas venu, ont fondé l’Église, son Église, qu'il n’avait point prévue. L’aurait-il voulue, d’ailleurs, qu'il ne l’aurait point désignée comme il fait en Mf.; il n'aurait pas dit mon Église plus qu’il ne disait mon Royaume, mais bien l’Église de Dieu, l'Église de mon Père?. De toute évidence, nos versets 18 et 19 nous transportent hors de la