‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 28 sur 221 · Mangenot, Rev. prat. d'Apolog., loc. cit · texte numérisé non relu

Mangenot, Rev. prat. d'Apolog., loc. cit

munauté que le pouvoir de lier et de délier a été donné; il fonde son opinion sur « le parallélisme de cette sentence avec la parole que Jésus à dite à Pierre » et sur cette remarque qu’un « groupement acéphale » ne peut être investi du pouvoir judiciaire et disciphinaire, du droit d'ouvrir et de fermer les portes du Royaume des cieux, « en admettant dans la communauté ceux qui étaient dignes d’en faire parlie, en rejetant ceux qui se montraient indignes d'y rester. en statuant sur les péchés commis par les membres de la communauté'. » La pensée de l'auteur se précise, il est vrai, et, en quelque sorte, se limite par deux remarques essentielles. D’abord : «Il est question de la communauté sans que l’on distingue expressément du commun des fidèles ceux qui y ont autorité. Sans doute la communauté décide par les chefs; en tous cas, elle ne décide pas sans eux; mais on ne conçoit pas plus les chefs décidant sans la communauté que la communauté sans les chefs?. » En second lieu : « L'Évangéliste, qui n’a pas songé à formuler une théorie sur le siège de l’autorité dans l’Église, avait en vue l’organisation des communautés, telle qu’elle existait de son temps, où l'autorité paternelle des épiscopes et des presbytres s'était substituée à celle des Apôtres*. » Voilà sans doute la vérité : que Jésus ait, ou non, prononcé le quaecumque alligaveritis, qu'il l'ait adressé aux

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