‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 31 sur 221 · Loisy, Syn., IL, p. 9et ss · texte numérisé non relu

Loisy, Syn., IL, p. 9et ss

2. Cf. Loisy, Syn. II, p. 10; Batiffol. Égl. naiss., p. 106 et Y. de la Brière. La Primauté, p. 597 et ss.

3. Resch, Aussercanonische Paralleltexte, II, p. 187 et ss., n’a pas réussi à les lever, et le crédit qu’il accordait aux Pseudo-Clémentines, fort réduit aujourd’hui, a ruiné une partie de son argumentation : Grill, Der Primat des Petrus, p. 61 et ss., qui l’a rajeunie, n’a pourtant pas réussi à prouver que le Tu es Petrus représentait une interpolation romaine, de la fin du u° ou du début

gile vers le milieu du n° siècle, non plus que la rédaction de cet ensemble aux environs de l’année 100, ne suppose l'introduction des trois versets en question à la même date‘; mais, comme il est probable que Justin les a connus?, il faut penser qu’il les lisait déjà dans les « mémoires des Apôtres® » qu’il avait entre les mains; disons, selon toute vraisemblance, en Mf.; or je ne vois pas qu'aucun texte autorise à reporter au temps de Justin‘ ce qu’on nomme « les prétentions romaines ». Jusqu’à preuve du contraire, je crois donc improbable que notre interpolation matthéenne soit une correction tendancieuse issue de l Église de Rome. Elle est d’un homme qui, vivant dans la première moitié du n° siècle, eu un temps où l’Église de Dieu commençait à se sentir tiraillée douloureusement entre plusieurs tendances, où Marcion, par exemple (il arrive à Rome vers 140), soutenait que Paul était le seul Apôtre fidèle à la vraie doctrine du Seigneur, a cherché à dresser un principe d’unité en face des divergences inquiétantes; et peutdu rr° siècle. La version du Diatessaron de Tatien ne différait probablement pas du texte reçu et n’était pas « Tu es Pierre et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre toi, » comme l’a cru Harnack. Die Acta Archelai und das Diatessaron Tatians (Texte u. Unters, I, 3, 1883), p. 149 et ss., et divers critiques à sa suite. Cf. Y. de la Brière, La Primauté, p. 597 et ss.

1. M. Portalié, Études, 20 août 1908, p. 538, part de la première conclusion et M. Batiffol, op. et Loc. cit., de la seconde, c’est pourquoi leur raisonnement, qui prétend mettre la critique en contradietion avec cile-même, tombe en réalité à faux.

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