Apol
4. Le Dialogue avec Tryphon, se place, selon Harpack, entre 455 et 160.
être judéo-chrétien, en tout cas, fidèlement attaché à la tradition des Douze, l’a, pour ainsi dire, serrée toute en la personne de Pierre, le plus connu de tous, pour l’opposer à l’exagération des pauliniens. Maintenant, qu’il ait utilisé quelque logion de Jésus, qui ne nous est pas parvenu, et dans lequel le Maître exprimait à Simon Pierre sa confiance et son affection, il se peut'; mais, outre que nous l'ignorons, il n'importe guère, car nous connaissons par ailleurs les sentiments du Christ à l'égard de son Apôtre et le logion inconnu ne contenait certainement rien de ce que notre rédacteur y a mis d’essentiel. Quant à la formule même sous laquelle se présentent nos versets, elle est sortie d’un jeu de mots facile à trouver et de souvenirs de l’Ancien Testament, notamment d’Zsaie, XXVIIT, 16 et XXII, 22.
B. Confirma fratres (Lc., XXII, 34).
Ce texte n’a été vraiment mis en valeur et présenté comme une confirmation du Tu es Petrus qu’à une époque où l'interprétation romaine de ce dernier se trouvait vigoureusement battue en brèche par les protestants. Des théologiens, comme S. François de Sales ou Bossuct, en prirent les termes dans le sens le plus large possible : par affermir, ils entendirent « confirmer et redresser la foi » et ils traduisirent {es frères par « l’Église tout entière ?. » Des