‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 34 sur 221 · De ecclesiastica politica potestate. Paris, 1644, p · texte numérisé non relu

De ecclesiastica politica potestate. Paris, 1644, p

4. La réponse de Duval à Richer (1614), rapportée par Turmel, op. cit., p. 201, n’a aucune valeur : il avance que la priére du Christ s’est montrée ineflicace, puisque Pierre a renié son maitre, que tout le passage, en conséquence, n’a de sens que si on lui prête

voir, dans tout le passage, non le reflet d’une parole authentique de Jésus, mais un témoignage postérieur en faveur de l’Apôtre, qui, malgré la faiblesse dont il a fait preuve au moment où le coq a chanté, n’a pas abandonné son Maître, a osé le suivre de loin, tandis qu'on l’emmenait, a rallié, après le crucifiement, les frères dispersés et épouvantés et, n’ayant jamais perdu la foi, a repris le premier courage et espoir. Il ne paraît pas utile d’insister sur un texte en luimême très clair : il ne fait allusion qu’à un épisode de « Paction de Pierre dans la communauté apostolique », et nullement à l’ensemble de cette action, encore moins à un privilège analogue, ou semblable à celui que suppose le Tu es Petrus. On peut conjecturer que le rédacteur de Zc. a emprunté le trait à quelque tradition judéo-chrétienne désireuse de ne pas laisser l’Apôtre de la circoncision en mauvaise posture devant Paul; ou, en tout cas, d'expliquer au mieux de l'édification générale, un épisode de la Passion qui n’était pas à l'honneur des Apôtres!.

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