Cf. 1 Cor. IX, 5; II Cor. XI, 5; XI
eux seuls, conduisent l'Église, et qu’ils puissent, en accordant leur confiance à Paul, contrarier l’avis des autres Apôtres, des anciens, de l’ecclésia elle-même? Nullement; mais ils jouissent d’une autorité personnelle assez grande pour qu’en fait s'entendre avec eux équivaille à s'entendre avec l'Église : Paul ne veut pas dire autre chose. Notons d’ailleurs que si on devait attacher quelqu’importance à l’ordre dans lequel ils sont nommés dans notre texie, c'est à Jacques que devrait être attribuée la préséance, puisqu'il vient en première ligne. M. Loisy ! écrit : « La mention de Jacques avant Pierre dans Gal. Il, 9, correspond à une situation de fait, Jacques, bien qu'il ne füt pas Apôtre, était à la tête de la communauté de Jérusalem, tandis que Pierre allait prêcher au dehors. Dans Gal. I, 12-19, Pierre est visiblement désigné comme tenant le premier rang parmi les Apôtres, la position de Jacques étant exceptionnelle. »
La situation exceptionnelle de Jacques est évidente : l'histoire évangélique ne fait pas mention de lui parmi les disciples; on peut supposer que c’est un converti de la dernière heure, gagné peut-être par la foi en la résurrection, resté d’ailleurs, semble-t-il, excellent Juif et qui devait son autorité à sa parenté avec Jésus. Mais cette autorité même ne suffit-elle pas à infirmer la thèse qui revêt Pierre du pouvoir de juridiction? Est-ce que Paul, mème en Gal. I, 18,