Guignebert, Manuel, p. 301 et ss
de Jérusalem fût au fond, décidément judaïsante, c'est ce qui semble résulter des Actes XV, 1, où nous lisons qu’à Antioche même, le centre d'action de Paul et de Barnabé, certains viennent de Judée («oi mives are Mfôvres amd vas ‘louôatx), qui prêchent la nécessité des pratiques légales et de la circoncision pour tous les convertis, qui prétendent, par conséquent, n’admettre les Gentils dans leur communion qu'à la condition qu'ils se fassent préalablement Juifs. C'était l'annulation de tous les efforts de Paul et de Barnabé, qui n’avaient réclamé que la foi deleurs prosélytes Gentils; ils défendirent naturellement leur œuvre et la question fut portée à Jérusalem devant les Apôtres et les frères assemblés. A en croire les Actes XV, on se disputa quelque peu dans cette réunion que les théologiens nomment encore le Concile de Jérusalem‘; tout de même, on s’y mit d'accord sans trop de peine, parce que, sans doute, Pierre et Jacques pensaient comme Paul et Barnabé. Mais l’impression que donne le récit de Paul, dans Gal. IT, ést différente. La dispute, nous la devinons en Gal., II, 4 et5, oùl’Apôtre parle de ces faux frères qui voulaient réduire les convertis de la gentilité en servitude (tva nas xaradou\boovorv) et auxquels il n’a pas cédé; l’accord, nous/’y voyons demême, mais non pastelqu’ilest rapporté dans les Actes ; au lieu de conclure une sorte de compromis qui assure aux (entils une situation régulière, c’est sur un partage que s’entendent les