‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 45 sur 221 · Holtzmann, HDC., 1°, 2, p. %5etss · texte numérisé non relu

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deux groupes. A Paul la gentilité, à Pierre, entendons aux Apôtres, dont il est le plus honoré, la circoncision; l’union de ces deux moitiés de la communauté sera consacrée par les aumônes que la première, mieux pourvue, enverra à la seconde (II, 6-11). La difficulté, mal résolue, n’allait pas tarder à renaître.

A quelque temps de là, Pierre s’en fut à Antioche : il y vit les convertisde Paul et ne se refusa point à manger avec eux (Gal. Il, 12), c’est-à-dire à prendre en leur compagnie le repas de communion’. Évidemment il allait plus loin qu'il ne convenait aux fidèles de la circoncision, qui entendaient, tout en accordant aux convertis incirconcis le droit au salut, observer pour eux-mêmes les pratiques de leurs ancêtres et fuir les contacts impurs, sans tenir compte de la vision de Pierre à Joppé.Jacques, averti que Pierre se compromettait, envoya vers lui quelques hommes de confiance, qui lui reprochèrent sa condescendance; il changea tout aussitôt de conduite, par crainte de ceux de la circoncision (o0600mevos rods êx neourouñe) (Gal. Il, 12). Barnabé lui-même se laissa entraîner à l’approuver; mais Paul ne put supporter pareil manquement « à Ja vérité de l'Évangile; » il y vit une hypocrisie (suvunexoifnoay axé) qui l’indigna et il résista à Pierre en face (xatù mpésunoy aût® àvréorny), lui reprochant d’être plus exigeant pour les autres que pour lui-même : « Si toi, qui es Juif, lui dit-il, tu vis en Gentil et non en Juif, pourquoi veux-tu forcer les

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