I Petri, 1, 1; 14: 18: 21; II, 9 et ss.; IV,'2 et ss
3. B. Weiss, Der petrinische Lehrbegriff, Berlin, 1855, p. 99. Le même, dans Der erste Petrusbrief, Berlin, 1906, p. 16, écrit encore que certains passages de la lettre, comme IV, 12-46 et HI, 45, n’ont un sens naturel que s'ils s'adressent à des Juifs ayant cru.
4. J. Monnier, La première lettre, p. 256, croit que les élus de la 1 Petri sont probablement des anciens païens mélés de Juifs.
toutes chances d'avoir été évangélisés par Paul!, et alors la circulaire de Pierre devient difficile à concilier avec le partage indiqué en Gal. II, 7 : à Céphas la circoncision, à Paul la gentilité. On fait, il est vrai, à cette objection, une double réponse. On dit d’abord. que Pierre, qui nous paraît déjà, dans les Actes et l'Épiître aux Galates, personnellement incliné à l’universalisme, y verse de plus en plus, que, sans devenir paulinien, à proprement parler, il se place à michemin entre les pauliniens et les Judéo-chrétiens; rien n'empêche donc qu’il étende son activité aux Gentils craignant Dieu*?, et que finalement, même, il la pousse tout à côté de Paul et sur le même terrain que lui*. D’autres, il est vrai, pensent que ce ne fut point parce qu’il en venait à ressembler à Paul que Pierre se mit à évoluer sur son terrain, mais bien
1. On remarque cependant (J. Monnier, op. cit., p. 24) que Paul n'a pas été en Bithynie; il dit expressément que « l'Esprit ne le permit pas,» Act. XVI, 7.
2, J. Réville, Origines, p. 229, n. 1 et 373, n. 1. Harnack, Mission”, I, p. 54, va même jusqu’à dire : Petrus ist in der zweiter Periode seiner Wirksamkeit kein » Judenchrist « mehr g'ewesen, sondern » Hellene « geworden. On peut trouver que c’est aller un peu loin, même sans exagérer l'impression que nous donnent les Homélies Pseudo-Clémentines, lesquelles font de Pierre l’apôtre judéo-chrétien pur. Je ne vois pas ce qu’apporte d'autorité, au dire de Harnack, le texte qu'il avance d’Hormil. XI, 16 : dv 6 aXnépulos rov vôouov npdën, ’Ioudatéc éotiv, uà mpééac Dè ?Iouëatos EXnv.
3. Harnack, loc. cit., admet cette possibilité ; toutefois il remarque (Mission?, I, p. 70) qu’il n’y a pas grand fonds à faire sur la I Petri touchant l’activité missionnaire de Pierre en Asie Mineure (nach Paulus? neben Paulus ?). Cependant, si l’épitre était authentique, sa destination et son paulinisme pourraient sembler des appuis considérables pour l'hypothèse de la collaboration de Pierre et de Paul vers la fin de leur carrière.
parce qu’il se sentait le désir de le copier : il le suit alors de loin dans ses courses, à la recherche des fortes positions qui peuvent assurer le succès de l’œuvre commune‘. C’est là encore une hypothèse que la Z Petri semble incapable de justifier et qui ne trouve quelqu’appui que dans les apocryphes clémentins ou dans de louches pièces hagiographiques ; nous aurons occasion d'y revenir; n’y insistons donc pas.
Ce qui est certain, c’est que le texte de la Z Petri ne porte nulle part la marque d’un voyage de son auteur dans les pays qu’il énumère. Il ne les nomme peut-être pas dans un désordre aussi complet que ne le pense, par exemple, Harnack?, mais son énumération n’a rien de rigoureux et ne prouve, en aucune manière, une Connaissance personnelle des lieux ; elle ne prouve pas non plus le contraire, c’est tout ce qu’on en peut dire de mieux*.
Au jugement de certains critiques, la fin de l’épître nous donnerait une indication de grande valeur sur un des champs de l’activité de Pierre. On lit, en effet,