Hieron., /n epist.ad Gal., I
3. Orig., Homil. 6 in Lucam : ‘Iyvartos à per rèv paxäptov Méteov rñç ‘Avrsoyeixc Oedrepos énioxonos. Et Eus. H. E., III, 36, 2, probablement inspiré par Jul. Africanus : ’Iyvaztos tñs ar ‘Ayricyetav Hérpov Giadoyñs CedTepos ThY ÉnIGxON AY xEXANIWUÉVOS.
£. Harnack, Chron., I, p. 705.
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considération. La plus vieille tradition qui s’y rapportait ne faisait certainement mention que d’un court séjour de l’Apôtre dans la ville syrienne, et elle n’était assurément pas primitive, attendu que de plus anciens souvenirs locaux plaçaient un certain Evodius à la tête de La liste épiscopale‘. Le point de départ de la légende qui nous occupe doit être probablement cherché dans le passage de Gal. II, qui signale la présence de Pierre à Antioche; Le désir que les chrétiens de cette grande ville, qui fut, au 1* siècle, le vrai centre de l'expansion de la foi, éprouvèrent de donner à son épiscopat des origines glorieuses, leur fit interpréter le texte de S. Paul dans le sens le plus favorable à leurs prétentions. D'ailleurs, au temps où se formula l'affirmation que les évêques d’Antioche étaient les successeurs de Pierre (à xarx "Ayruwyetay Térpov Gtadoyn), la même proposition pouvait être appliquée à Rome, et l'était, en effet, parce qu’elle n’avait pas encore le sens qui lui fut plus tard attaché; on ne songeait pas que l’Apôtre, en s’asseyant sur Le siège épiscopal d'une Église, lui avait apporté, outre l'honneur, l'héritage de son pouvoir exceptionnel, qui élevait ses successeurs au-dessus des autres évêques, comme lui-même avait dominé sur les autres Apôtres. Rien n’empêchait donc qu'il eût honoré de sa présence plusieurs Églises successives et quand Antioche se réclamait de lui, elle ne prétendait pas se poser en rivale de Rome; elle ne