Harnack, Chron., I, p
3. De Genouillac, L'Église chrét. au temps de S. Ignace d'Antioche, p. 198.
4. J. Africanus est au plein de son activité à La fin du n° et au
dit que le premier évêque d'Alexandrie fut Annianus, après l’Évangéliste Marc, qui implanta la foi en Égypte et fonda l’Église de sa capitale!. Or,ce Marc, nous est présenté par Eusèbe, qui ne fait que répéter ce qu'il a lu dans les écrits de Papias et ceux de Clément d'Alexandrie, comme le compagnon et l'interprète de Pierre, le rédacteur de son enseignement? ; dans l’esprit de la tradition qui attribue à Marc l’établissement de l’Église d'Alexandrie, l’Évangéliste n’est évidemment qu'un délégué de l’Apôtre.Il n’est pas impossible que Marc soit venu en Égypte; mais on ne peut s’en rapporter à l'affirmation d’Eusèbe, parce que les données précises qu’elle renferme tombent hors de toute chronologie raisonnable. A l’en croire, il faudrait placer sur une seule année (2-3 de Claude, soit 42-43 de notre ère) la fondation des trois Églises d’Antioche, de Rome et d'Alexandrie, les deux premières par Pierre, la troisième par Marc, sans doute à l’instigation de Pierre. II ne semble guère possible de prendre au sérieux si invraisemblable synchronisme, et il y faut voir seulement l'intention, pour nous
début du mr: siècles; il meurt après 240. 1] avait rédigé une chronographie en cinq livres et des Keoroi ñ napéèoëa, c’est-à-dire « Broderies ou choses extraordinaires, » probablement en vingt-quatre livres. Nous possédons des fragments de ces deux ouvrages ; pour ceux de la chronographie, cf. P.G., X, col. 63 ct ss. — Harnack, GACL.,, 1, p. 507 et Bardenhewer, Les Pères de l'Église, I, p. 296.
1. Eus., A.E., I, 16; II, 24; Chron., ad ann. 3 Claud: Marcus evangelista, interpres Petri, in Ægyptum et Alexandriam profectus Christi domini verbum annuntiabat.
2. Eus., HE., I, 15; sur Marc, cf. art. de Schmiedel, ap. ÆEnc. bibl., III, col. 2937 et ss. :
très instructive, de faire aussi égales que possible, par l’âge et par la dignité, les trois Églises devenues les plus considérables de la chrétienté, après la ruine définitive de Jérusalem, au n° siècle‘. Pareille préoccupation n’exclut-elle pas toute idée d'une préséance reconnue de l’une sur les autres?
Une légende locale plus particulière n’aurait-elle pas couru, qui aurait fait venir S. Pierre lui-même en Égypte? Certains érudits inclinent à le croire, sur les mots de la Z Petri V, 13, que nous avons déjà rencontrés : « La co-élue qui est à Babylone vous salue. » Il y avait aussi une Babylone en Égypte, non loin du vieux Caire; on a supposé que c'était d’elle qu'était partie la Z Petri, destinée, en ce cas, à dresser la dignité de l’Église de Babylone contre les prétentions de l’Église d’Alexandrie?. Nous reviendrons sur cette hypothèse, quand nous étudierons le témoignage de la 1 Petri touchant le séjour de Pierre à Rome; quoiqu'il en soit de sa solidité, comme nous savons déjà que l'épître n’attribue à l’auteur, vrai ou supposé, qu'elle se donne, aucune prééminence sur l’Église, nous pouvons toujours conclure que même si l’Apôtre Pierre est allé en Égypte, il n’y a laissé aucun vestige de sa primauté, qui soit venu à la connaissance du rédacteur de la Z Petri.
Ainsi, mis à part le passage de Pierre à Antioche, et ses tournées en Syrie, que nous connaissons par Paul etpar les Actes, l’activité missionnairede l'Apôtre