Zeller, La légende de S. Pierre, p
demment; mais pourquoi les Actes ne le nommentils pas parmi les notables fidèles qui se rendent au devant de Paul‘? Et s’il se trouvait empêché de se joindre à eux, pourquoi ne signalent-ils pas sa présence dans les jours qui suivent, où Paul prend des décisions dont le Prince des Apôtres ne peut se désintéresser ? Pourquoi nesignalent-ils pas son arrivée s’il ne vient que le second? Ce silence est, en l'espèce, d’autant plus grave qu’il se trouve également observé par l'Épître aux Philippiens, qui se dit elle-même écrite de Rome?. On objecte que le contenu de la lettre n’exigeait pas que Paul nommät son compagnon; il est vrai; toutefois je ne conçois guère, si Pierre estprésent, que sonnom ne se trouve pas dans les salutations finales de l’épître et que son auteur ait pu écrire, sans plus : « Les frères qui sont avec moi vous saluent; tous les saints vous saluent, surtout ceux qui sont de la maison de César3 » (IV, 22). Laissons, si l’on veut, les deux Épiîtres aux Colossiens et aux Éphésiens : elles sont peut-être envoyées de Rome toutes deux et elles ne soufflent mot de Pierre, mais elles exigent encore moins que celle aux Philippiens la mention qu’on attend de l’Apôtre de la circoncision ; et d’ailleurs, leur authenticité rencontre