I, 42; I, 25; V, 12, semblent, sur ce point, décisifs
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d’ailleurs, son porteur, peut-être ce Silvanus, nommé en V, 12, pouvait être chargé « de transmettre les renseignements particuliers, lesquels ne convenaient pas à toutes les Églises, » Sans doute, mais le salut de la part de Paul convenait à toutes et je ne vois pas pourquoi ayant écrit (V, 13) : « La co-élue qui est à Babylone et Marc, mon fils, vous saluent, » Pierre n'aurait pas écrit : « et Paul. » On pourrait, il est vrai, supposer que l’épître est postérieure à la mort de Paul, puisqu’ainsi que nous le verrons, la tradition qui fait mourir les deux Apôtres ensemble, ne s’est pas établie sans quelques hésitations; mais cette conjecture exigerait plus impérieusement encore, s’il est possible, que l'hypothèse de la présence simultanée de Pierre et de Paul à Rome, une mention particulière de l’Apôtre des Gentils, dans une lettre destinée à ceux qui l’ont connu et aimé®.
On tire aussi argument, contre l’authenticité de l’épiître, de son style et de sa langue; ni l’une ni l’autre n’ont une valeur littéraire extraordinaire, mais tous deux assurent à l’opuscule une place très honorable parmi les écrits du Nouveau Testament”; la seule Æpître aux Hébreux en peut réclamer une
4. Jacquier, Hist. des livres du N. T., INT, p. 250. L'auteur sent assurément l'insuffisance de sa réponse, Car il lui échappe de dire : « Et d’abord il n’est pas certain qu’elle (la lettre) ait été écrite de Rome ». Voilà bien le nœud de la question.