‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 84 sur 221 · Philip. EL · texte numérisé non relu

Philip. EL

5. Je ne songe pas ici, est-il besoin de le dire, aux interprétations

converti au paulinisme? Une comparaison quelque peu minutieuse entre la 7 Petri et les épitres de Paul impose pourtant cette conclusion. On objecte que les doctrines les plus caractéristiques de Paul, les plus profondes aussi, ne se retrouvent pas dans notre lettre, qu’il n’est pas impossible que l’Apôtre des Gentils ait fait de larges emprunts à la première tradition chrétienne que l’Apôtre de la circoncision exploiterait à son tour'. B. Weiss, logique jusqu’au bout, peuse même .que c’est Paul qui est l’imitateur et qu'il n’a fait que développer d’une façon personnelle les idées qu'il trouvait dans la Z Petri, mais B. Weiss, place l’épitre, nous le savons, antérieurement aux grandes missions de Paul et c’est une date que personne n'accepte plus. Au reste, il ne s’agit pas d’une vague ressemblance, qui s’expliquerait, en effet, sans beaucoup de peine, entre écrits chrétiens contemporains; il s’agit d’une suite de rapports très frappants. Ils sont particulièrement nets entre notre épiître et celle aux Éphésiens, « à tel point que l'écrit de Paul donne parfois la clef de ce que son imitateur a dit?; » ils sont frappants aussi entre elle et l'Épître aux Romains ; moins précis, mais visibles en-

de l'école de Tübingen sur les Pseudo-Clémentines; j'y reviendrai et m'en expliquerai plus loin; je songe, par exemple, aux passages d'Irénée, où il est obligé à la fois de combattre ceux de ses contemporains qui soutiennent que Paul seul a connu la vérité (Haer., II, 13,1) et de le défendre contre ceux qui lui refusent la qualité d’Apôtre (II, 15, 1).

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