‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 9 sur 221 · Cf. ME. XVII, 21; XIX · texte numérisé non relu

Cf. ME. XVII, 21; XIX

2. J. Robertson, À short history of christianity, p. 20 : The name of Peter, finally, became a nucleus for many myths. L'auteur estime que le Simon Pierre des Evangiles, est une pure création littéraire, que, dans son nom, Pierre représente un dieu

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possible de tirer des textes quelques vraisemblances profitables.

IL. Pierre se nommait en réalité Simon Barjona; c’est-à-dire fils de Jonas; ce fut Jésus lui-même qui lui donna le surnom de Céphas, « qui signifie Pierre!, » au moment où il le choisit, le premier, pour être l’un des Douze?. Il paraît probable que, . dans son intention, ce sobriquet exprimait le trait dominant du caractère de Simon, qui était la solidité de sa foi, la constance de son amour pour le Maître; de même Jésus avait surnommé Jacques et Jean, fils de Zébédée, Boanerges, « c'est-à-dire fils du tonnerre’, » sans doute pour marquer leur ardeur et peut-être leur violence. Il n’y a pas lieu de s’ar-

: égyptien et Mithra (0eôc ëx méroac d'après de nombreux textes), et Simon désigne un dieu sémitique populaire. L'office propre de Pierre, fondement de l’Église et portier du ciel, ne serait qu’une combinaison des fonctions de l’Égyptien Petra, lui aussi portier divin, de celles de Mithra et de celles du Janus latin. J'accorde volontiers que le éype classique de Pierre s’est formé par syncré- tisme, que le véritable disciple de Jésus ne nous paraît dans les Synoptiques que déjà quelque peu modifié, mais qu’il ait existé, en chair et en os, les lettres de Paul me semblent le prouver. 4. Jn. I, 42 : Knpäç Ô épunvneberar Ilétpos. — J. Hart,ap. The Journal of theolog'ical Studies, t. IX (1907), p. 32 (Cité par Batiffol, L'Égl. naiss., p. 102, n. 2), remarque que 1 mot Cépha n’est pas fréquent dans les plus vieux Targums au sens de rocher; mais le Targum d'Onkelos (Interprétation en langue vulgaire du Pentateuque, datant du 1 siècle ap. J.-C.) l'emploie comme équivalent de Sela, ou rocher, dans le passage où Moïse fait jaillir de l'eau pour les enfants d'Israël; dans le Targum des Proverbes (entre le vi et le 1x° s.), Cépha est pris dans le sens de pierre pré- cieuse. Le sens de pierre était, semble-t-il, courant dans l’araméen parlé en Palestine. — Cf. Holtzmann, HDC., 1°, p. 258. 2-0mMc.TIT, 16; Le. NI, 14.

DICO IIT, 17.

rêter à l'affirmation de Jn. 1, 42, qui place l’attribution du surnom de Simon au moment de sa première rencontre avec le Christ : on ne donne de sobriquet aux gens que lorsqu'on les connaîtt. Simon Barjona était homme de petite conditionet, selon toute apparence, très ignorant?; il vivait de f sa pêche, sur les bords du lac de Génésareth, en compagnie de son frère André. Ce fut là, nous content le premier et le second Évangile, que Jésus na les rencontra un jour, tout au début de sa vie publique; il leur promit de les faire « pêcheurs Me d'hommes, » et, abandonnant leurs filets, ils le suivirent. Luc, qui, d'ailleurs, joint à cette conversion soudaine celle des deux fils de Zébédée, dont il fait les associés (xorvovoi) de Pierre, croit à-propos de l’expliquer en l’embellissant. Quand Jésus arrive au bord du lac, Simon le connaît déjà; il l’a entendu

4. Jésus parait d’ailleurs l'avoir plutôt désigné par son nom que par son surnom (Mt. XVI, 17; Le.XXII, 31), qu'il ne semble pas non plus que les frères aient beaucoup employé avant la séparation de l'Église et de la Synagogue : Loisy, 1V* moang., p. 94. Contra, cependant, voyez I Cor.'I, 42; III, 32; IX, 5; XV, 5, où les gens de Corinthe, qui représentent probablement l'élément le plus juif de la communauté chrétienne (Hoennicke, Judenchrist., p.150), disent Céphas et non Simon. Paul en Gal. II, 7 ct ss., emploie côte à côte les deux désignations.

2. En Actes IV, 43, il est dit de lui et de Jean qu'ils sont illet-” trés (ypéuparo:) et le mot veut dire, au propre, qu'ils ne savent mi lire ni écrire. Cependant Chase, Peter (Simon), p. 757, pense que le mot àypéuuaros signilie, pour un Grec, un homme sans culture. (äuovcoc) et, pour un Juif, un homme qui n'est pas au fait de l'étude rabbinique de la Loi. Ce n'est là qu'une interprétation personnelle : elle a sa vraisemblance, mais elle dépasse le sens ordi naire du mot &yp#puatos.

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