Par exemple van Manen, Harnack, Jülicher, etc
4. On trouvera leurs raisons dans Jacquier, List. des livres du N. T., IN, p.283 et ss. et dans Zahn, Einl., II, p. 89 et ss.
n'en va pas de même des autres et plusieurs d’entre eux sont beaucoup plus frappés des différences que des ressemblances entre l’une et l’autre épître. Que l’auteur de la seconde ait connu la première et lait utilisée, comme il a fait, en le serrant de plus près, du billet attribué à Jude’, cela semble très vraisemblable?, sans plus; et j'avoue que, tout considéré, les rapports qu’on signale entre les deux écrits ne me paraissent pas très évidents. L'influence paulinienne se devine dans la ZZ Petri plus qu’elle ne s’y montre* ; les quelques expressions communes qui se remarquent dans les deux lettres prouvent tout au plus que l’auteur de la ZI Petri a lu la Z Petri; à la rigueur, on peut aussi reconnaître une certaine similitude de facture, dans l'habitude de répéter les mots el les idées qui se retrouve dans l’une et dans l’autre‘; mais est-il prudent de tirer de ces quelques rapprochements des conclusions trop précises? Par contre, ni le style, ni la langue de l’une ne rappellent ceux de l’autre. Le style de la Z Petri est d’une meilleure qualité, d’une meilleure tenue littéraire, dans sa simplicité, que celui de la Z7 Petri, beaucoup plus pré-
4. Von Soden, ECL., p. 472, écrit : « La seconde épiître de S. Pierre n'est qu'une édition augmentée de l’épître de S. Jude. »