Grimm, Lexicon in libros novi Testamenti", p
2. Deissmann, New Light on the New Testament, Edimbourg, 4907, in-12, p. 39 ets.
3. La première a été publiée par Le Blant, ap. Rev. archéol., 4874, t. XXVIII, p. 249; elle ne soulève aucun doute; la seconde (Le Blant, loc. cit., p. 248 et fac-similé, pl. XXI, fig. 9) porte le
même mot d'après la lecture de C. Wessely, ap. Mitleilungen aus der Sammlung der Papyrus Erzherzog Rainer, V, p. 17.
langage courant d'Égypte, désignant une fonction de la vie agricole (chefs des bergers, ou herger en chef), que l’auteur de la Z Petri applique au Christ. La fonction et l’expression pouvaient exister ailleurs, je ne dis pas le contraire et l'Égypte nous a conservé bien des choses que d’autres pays ont laissé perdre, mais enfin on a trouvé la preuve que le mot àpyrmotuny s'employait en Égypte et on ne l’a trouvée que là; ce n’est pas un argument négligeable en faveur de l’origine égyptienne de la Z Petri.
Je ne me fais pas plus le champion de cette hypothèse, que de celle qui place la rédaction de notre épitre à Babylone d’Euphrate, ou qui, du moins, suppose que c’est à cette ville que l’auteur a songé; je soutiens seulement que les partisans de l’une et de l’autre invoquent encore des raisons considérables et dont il n’est pas permis, en bonne critique, de faire fi. On n’a pas prouvé que notre V, 13, ne désignait mi Babylone de Chaldée ni Babylone d'Égypte. Réciproquement, les arguments que l’on fait valoir, pour interpréter & BafuAwy. par « à Rome, » ne sont pas de ceux qui emportent la conviction.
Et d’abord on se demande pourquoi l’auteur de la I Petri, qui écrit une lettre parfaitement claire, éprouve le besoin de la dater « de Babylone, » alors qu’il serait si naturel de dire « de Rome. » On comprend très bien que le Voyant de l’Apocalypse, qui parle constamment par figures et qui assimile la grande ville persécutrice des saints à l’éternelle ennemie d'Israël, écrive un mot pour l’autre, mais, au
bout d’une épiître, qui n’a aucune prétention poétique ou apocalyptique, l'expression & Baév\ow, si elle veut dire « à Rome, » détonne et étonne!, On répond que l’Apôtre ne voulait pas révéler aux païens le lieu de son séjour?; mais il est difficile de prendre cette raison au sérieux; il ne faut ni grossir l'importance de Pierre aux yeux des païens, ni croire que la police de Rome n’était pas en état de le trouver dans la Ville, sans la révélation indiscrète d’une de ses lettres. D'autre part, si, en employant, d’une façon aussi inattendue, une expression métaphorique, l’Apôtre pouvait espérer dérouler des recherches, ne devait-il pas, en même temps, craindre d’égarer les fidèles qui liraient sa lettre? On répond que les fidèles savaient que par Babylone, il leur fallait entendre Rome. C'est une question. Dans l'hypothèse de l’authenticité de l’épître, il semble bien difficile d'admettre que y Baëv\wy signifie Rome, à moins de prouver d’abord que l’usage chrétien avait accepté cette manière de parleravant le temps où fut rédigée l’Apocalypse*, car, enfin, quelle raison les chrétiens pou-