LP
nn RE Peu nie CEE :
2 ss AR S ddhone Ds armé ent
dont l'authenticité est maintenant admise de tout le monde, et que les plis anciens Pères de l'Eglise mentionnent äans les termes les plus flatteurs, saint 3lément fait d'abord un magnifique éloge de l'Eglise de Corinthe; puis arrivant aux dissensions qui avaient éclaté parmi eux, il leur rappelle la nécessité de l’ordre et de la subordination en toutes choses, et surtout dans les fonctions sacrées, dont les règles ont été déterminées par Dieu lui-même ; il fait connaitre la hiérarchie chrétienne et termine en ordonnant, sous peine d’anathème, que les mi. uistres qui avaient été déposés injustement, soieut de suite réintégrés dans leurs fonctions.
Il est un fait capital qui résulte de cette épitre, c'est qu'elle est une mauifestation éclatante de la primauté de l'évêque de Rome. Pourquoi, MM, ce cri de détresse poussé vers le Pape par une ancienne Eglise qui ne sait comment anéantir les dissensions qui l’affligent? Si, comme l’affirment nos adversaires, il y avait égalité parfaite entre toutes les Eglises au premier siècle, si l'évêque de Rome était au niveau des autres, pourquoi les Corinthiens se dounent-ils le trouble de franchir les mers et de recourir à l’iutervention d'une Église lointaine? N'y avait-il pas des communautés florissantes à Philippes, à Thessalonique, à Béréc, des Eglises composées de chrétiens apparteñant à la même race? Pourquoi ne pas s'adresser à celles-ci de préférence, ou encore à celles de PAsie-Mineure, d’où la foi leur était venue et dont les rivages touchaient aux leurs? Il y avait encore les Eglises deSmyrne et d'Ephèse, leurs aînées
DANS LES PREMIENS SIÈCLES, 3ÿ
dans la foi ; et d’ailleurs l’Apôtre saint Jean ne vivaitil pas encore sur cette terre qui avait été le principal théâtre de son zèle et de ses travaux? Cet auguste vicillard, presque centenaire, le dernier survivant du collése apostolique, avait déjà souffert pour la foi chrétienne l'épreuve de l'huile bouillante devant la Porte Latine à Rome, et l'exil de Pathmos; la vénération de tous les fidèles entourait ses dernières années à Ephèse. IL semblait donc tout naturel que les Corinthiens eussent recours à son autorité pour éteindre le feu de la discorde, pour rétablir la paix si vivement désirée. Cependant ce n'es! ni aux Eglises voisines de la Grèce, ni aux anciennes communautés de l’Asie-Mineure, ni même à l’Apôtre saint Jean qu'ils en appelleront, mais à une Eglise très-éloignée, qui n'avait plus d'Apôtre pour la diriger, qui avait à sa tête le troisième successeur de saint Pierre, à une Eglise tourmentée par les plus effroyables persécutions, où les fidèles se voyaient réduits à vivre sous terre, dans l'obscurité des calacombes, pour échapper aux horreurs des supplices et à la mort: cette Eglise qui doit les juger et qui les juge, c'est l'Eglise de Rome. Quelle peut être la raison de ce fait singulier, extraordinaire, si ce n’est que saint Pierre avait établi à Rome le centre de l'unité chrétienne, et v avait laissé en mourant tous les droits de la primauté que Jésus-Christ Ini avait conférée ? L'appel des Corinthiens à l'Eglise Romaine et l’heureuse intervention de celle-ci pour extirper le schisme, prouvent qu'à la fin du premier siècle l'autorité suprême du Siége de Pierre sur l'Eglise
LPS AG 0 PRE LAMPE RAR RES OS PSS PR AD EE ve ae D PET > PGA Der a semer <
universelle était déjà reconnue, et s'exerçail au loin lorsque les besoins ct les circonstances l’exigeaient.{(t}
Voilà un premier fait: ajoutons-er encore quelques autres, tirés du second et du troisième siècle. La vérité sur cette question nous apparaîtra de plus en plus éclatante.
Une hérésie formidable dévasta l'Eglise au second siècle: c'était celle des Gnostiques(*) Elle avait déjà eu ses précurseurs au siècle précédent dans la personne de Simon le Magicien, Ac Hénandre, de Cérinthe et des Nicoluites. Les Apôtres paraissent même avoir eu en vuc de réfuter leurs erreurs dans quelques-uns de leurs écrits inspirés. Le gnosticisme, l’une des plus remarquables perturbations de l’esprit humain livré à lui-môme, était un système gigantesque d'erreurs concernant le Dien créateur du monde matériel, l'imperfection de ce monde et l'existence du mal. C'était un monstrueux assemblage de doctrines tirées de la philosophie platonicienne des Juifs d'Alexandrie, des différentes religions de l'Asie et de l'Egypte, et enfin des Saintes Ecritures et de la tradilion chrétienne, Suivant ces rèveries poétiques, Dieu est l'incompréhensibhle source de toute perfection enfermée en elle-même. Chaque fois que cet Être divin primordial se concoit
(') Mgr. Freppel, évôque d'Angers, développe admirablement
bien cette pensée dans son volume des Pères Apostoliques. Il y commente la première épître de S. Clément aux Corinthiens.
(2) Voyez S. Jrénée, Adv. haer. Kbri. V. ; les écrits de T'ertullien, et principalement Adv. Marcion. et Contrà Gnosticos Scorpiace ; S. Æpiphane, dans son livre des hérésies, etc ; /. Matter, Histoire du gnosticisme, Paris, 1828 ; Noël Alexandre et tous les historiens modernes.
elle.
|\us
ond vait is Ïa , Céème quelsme, l'estème ateur de et sseIMtonireiiintes nt ces isible ème.
neoit lement