‹ La primauté et l'infaillibilité des souverains pontifes [microforme]Chapitre 64 sur 71 · BIENFAITS DE LA PAPAUTÉ · texte numérisé non relu

BIENFAITS DE LA PAPAUTÉ

s'agissait d'un prince séculier, devient contre les Papes une source féconde de diatribes insensées, de noires accusations. Pour un héros ordinaire, on chercherait à amoindrir la portée d’un fait injurieux à sa mémoire ; s'agit-il d'un Pape, on hausse le ton, on force la note, on donne à une insignifiante peccadille les proportions d’un cas pendable.

Puisque sur douze Apôtres il y eut un traitre, on ne doit pas s'étonner que, dans une si longue série de Pontifes, il y ait ici et là quelques taches qui trahissent la faiblesse humaine, maïs qui font briller en même temps d’un plus vif éclat l’assistance que le Saint-Esprit a dû leur donner pour les préserver de toute erreur. «Royauté exemplaire, écrit l’illustre évêque de Nimes, Mgr. Plantier (Sur les grandeurs de la Papauté), elle est debout depuis deux mille ans; plus de deux cent cinquante fois sa couronne à changé de front, et, chose admirable autant que certaine, parmi ceux qui l'ont ainsi représentée, le niveau de la vertu plane habituellement au-dessus de tous les trônes qui les entourent ; très-souvent ils la font monter jusqu’à l’héroïisme de la sainteté, et c’est à peine si, à travers cette continuité de splendeur, vous surprendrez trois ou quatre noms dont on puisse ne pas vénérer la mémoire.»

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