‹ La prime dans l'assurance sur la vieChapitre 14 sur 27 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

De la participation aux bénéfices

11 semblerait, après ce que nous venons de dire sur la détermination et les caractères de la prime, qu'il ne doive jamais y avoir de bénéfices dans une Compagnie d'Assurances sur la vie. Et cependant les contrats d'assurances contiennent d'ordinaire la clause suivante :

La moitié (ou une quote-part différente) des bénéfices nets produits par les assurances vie est répartie entre toutes les polices dans la proportion du montant des primes payées.

La quote-part des bénéfices attribuée à la présente police est payée en argent comptant ou convertie soit en augmentation du capital assuré, soit en une réduction de la prime annuelle au choix de rayant-droit.

Voilà une clause qui, du premier abord, peut paraître bien extraordinaire, L'assuré n'est pas, en effet, un actionnaire ; comment dès lors peutil prétendre un droit dans les bénéfices ? Le règlement des sinistres, à la fin de chaque exercice, doit avoir épuisé les versements correspondants

l'exercice en cours, sauf toutefois la partie réservée pour remédier à l'insuffisance des primes de la seconde période. Comment ces versements, théoriquement épuisés, vont-il recevoir un intérêt ou un dividende ? L'assurance sur la vie serait-elle donc une sorte de placement? Autant d'ypothèses qui conduiraient aux idées les plus fausses si l'on ne dégageait nettement les causes et le caractère de cette combinaison accessoire.

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