EVOLUTION ET PRONOSTIC
Le complexe primaire évolue toujours lentement, mais spontanément, vers la guérison locale. Il y a d’ailleurs discordance entre les deux parties du syndrome, l’élément ganglionnaire survivant parfois assez longtemps à la lésion conjonctivale. Celle-ci disparaît généralement en moins de six mois, sans laisser aucune trace. Elle s’atténue peu à peu, Pulcère se comblant et se cicatrisant, les granulations s’estompant. Il est rare qu’une complication locale vienne interrompre le cours tranquille de cette histoire, cependant ce n’est pas impossible, et Zingale a pu observer une ostéo-périostite subaiguë de l’'unguis, Moissonnier une tarsite, Cantonnet et nousmême un ulcère cornéen au voisinage du limbe. Ces événements n’ont d’ailleurs pas eu de suite fâcheuse et n’ont fait que retarder la guérison.
L'évolution de l’adénopathie, au contraire, s’accompagne souvent d'incidents et en tous cas est généralement beaucoup plus longue. Si elle peut disparaître sans s'être ramollie, c’est Ïà un fait exceptionnel. Le plus souvent, il survient une suppuration qui peut, malgré toutes les précautions, s’évacuer au dehors, dans des délais variables mais pouvant dépasser un an. Cependant, fistulisée ou non, la guérison survient toujours et on voit la masse énorme de l’adénopathie diminuer peu à peu et disparaitre sans trace ou en ne laissant qu’un petit nodule fibreux.