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appeler en arrivant à la cour de l’île d’Ébène, Camaralzaman n'avait pas encore eu assez de familiarité avec eux pour s’en AR instruire; mais à la fin, il pouvait lavoir. à
Comme la princesse Badourah craignait que cela n’arrivât, U et qu’elle était bien aise que Camaralzaman ne fût redevable F 1
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de sa reconnaissance qu’à elle seule, elle résolut de mettre fin à ses propres tourments et à ceux qu’elle savait qu'il souffrait. En eflet, elle avait remarqué que, toutes les fois qu’elle s’entretenait avec lui des affaires qui dépendaient de sa charge, il poussait de temps en temps des soupirs qui ne pouvaient s'adresser qu’à elle. Elle vivait elle-même dans une contrainte dont elle était résolue de se délivrer sans différer plus longtemps. D'ailleurs, l'amitié des seigneurs, le zèle.et l'affection du peuple, tout contribuait à lui mettre la couronne de l’île d’Ébène sur la tête, sans obstacle.
La princesse Badourah n’eut pas plutôt pris cette résolution, de concert avec la princesse Haïatalnefous, qu’elle prit le prince Camaralzaman en particulier le même jour : * Camaralzaman, lui dit-elle, j'ai à m'’entretenir avec vous d’une affaire de longue discussion, sur laquelle j'ai besoin de votre conseil. Comme je ne vois pas que je puisse le faire plus commodément que la nuit, venez ce soir et avertissez qu'on ne vous attende pas : j'aurai soin de vous donner un Bt, ”
Camaralzaman ne manqua pas de se trouver au palais, à l’heure que la princesse Badourah lui avait marquée.Elle le fit entrer avec elle dans le palais intérieur; et, après qu’elle eut dit au chef des eunuques, qui se préparait à la suivre, qu’elle n'avait point besoin de son service et qu’il tint seulement la porte fermée, elle le mena dans un autre appartement que celui de la princesse Haïatalnefous, où elle avait coutume
de coucher.
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