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présence. ” Le sultan, qui désirait si passionnément de voir le prince
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son fils marié, que les moments d’un si long délai lui paraissaient des années, eut bien de la peine à se résoudre à attendre si longtemps. Il se rendit néanmoins aux raisons
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de son grand vizir.
Nr Après que le grand vizir se fut retiré, le sultan Scha- )
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zaman alla à l'appartement de la mère du prince Camaralzaman, à qui il y avait longtemps qu'il avait témoigné N lardent désir qu’il avait de marier leur fils. Quand il lui eut raconté avec douleur de quelle manière le prince venait de le refuser une seconde fois, et marqué l’indulgence qu'il
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voulait bien avoir encore pour lui, par le conseil de son grand vizir : Madame, lui dit-il, je sais qu'il a plus de confiance en vous qu’en moi; que vous lui parlez et qu'il vous écoute plus familièrement ; je vous prie de lui en parler sérieusement et de lui faire bien comprendre que sil persiste dans son opiniâtreté, il me contraindra, à la fin, d'en venir à des extrémités dont je serais très fâché et qui le feraient repentir lui-même de m'avoir désobéi. ”
Fatime, c’est ainsi que s'appelait la mère de Camaral- Zaman, marqua au prince son fils, la première fois qu’elle le vit, qu’elle était informée du nouveau refus de se marier qu'il avait fait au sultan son père, et combien elle était fâchée qu'il lui eût donné un si grand sujet de colère. Madame, reprit Camaralzaman, je vous supplie de ne pas renouveler ma douleur sur cette affaire ; je craindrais trop, dans le dépit où j'en suis, qu'il ne m’échappât quelque chose contre le respect que je vous dois.” Fatime connut par cette réponse que la plaie était trop récente, et ne lui en parla pas davantage pour cette fois.
Longtemps après, Fatime crut avoir trouvé l’occasion de lui parler sur le même sujet, avec plus d'espérance d’être écoutée. Mon fils, dit-elle, je vous prie, si cela ne vous fait pas de peine, de me dire quelles sont donc les raisons qui vous donnent une si grande aversion pour le mariage. -S1 vous n’en avez pas d’autres que celle de la malice et de la méchanceté des femmes, elle ne peut pas être plus faible
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