‹ La Princesse BadourahChapitre 68 sur 104 · SAS · texte numérisé non relu

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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS

chemin. Il fit la même chose jusqu’au dixième jour, en suivant l'oiseau à l’œil, depuis le matin jusqu’au soir, et en passant la nuit au pied de l'arbre où il la passait toujours au plus haut.

Le onzième jour, l’oiseau toujours en volant, et Camaralzaman ne cessant de l’observer, arrivèrent à une grande ville. Quand l’oiseau fut près des murs, il s’éleva au-dessus, et prenant son vol au delà, il se déroba entièrement à la vue de Camaralzaman, qui perdit l’espérance de le revoir et de recouvrer jamais le talisman de la princesse Badourah.

Camaralzaman, affigé en tant de manières et au delà de toute expression, entra dans la ville, qui était bâtie sur le bord de la mer, avec un très beau port. Encore plus incertain de ce qu’il devait faire, il marcha le long du rivage, jusqu’à la porte d’un jardin, qui était ouverte, où il se présenta. Le jardinier, qui était un vieillard occupé à travailler, leva la tête en ce moment; et il ne l’eut pas plutôt aperçu, il n'eut pas plutôt connu qu'il était étranger et musulman, qu’il linvita à entrer promptement et à fermer la porte.

Camaralzaman entra, ferma la porte; et, en abordant le jardinier, il lui demanda pourquoi il lui avait fait prendre cette précaution. C’est, répondit le jardinier, que je vois bien que vous êtes un étranger nouvellement arrivé et musulman, et que cette ville est habitée, pour la plus grande partie, par des idolâtres, qui ont une aversion mortelle

contre les musulmans et qui traitent même fort mal le peu

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