‹ La Princesse de BagdadChapitre 23 sur 57 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GODLER.

Parfaitement.

TRÊVE LÉ

Temps heureux ! Où régnaient-ils ?

GODLER.

A Bagdad.

Merci.

T RE VELE

GODLER.

Ce roi et cette reine avaient un fils unique qui devait leur succéder. Ce fils, âgé de vingt-trois ans, prenait au sérieux son rôle d'héritier présomptif. Mais à quoi bon hériter d'une couronne, si l'on ne doit pas avoir, à son tour, un héritier à qui la laisser. Or rien n'indiquait, chez notre jeune prince, la moindre disposition, la moindre aptitude à l'amour, légitime ou non.

TRÊVE LÉ

11 n'était pas comme toi.

GODLER.

Il n'était pas comme moi.

TRÉVELÉ.

Continue.

GODLER.

L'étude toujours, la réflexion toujours, l'indifférence toujours.

Prince étrange î

GODLER.

Les ambassadeurs entamaient inutilement à l'étranger négociations sur négociations, en vue d'une alliance politique. Plusieurs jeunes princesses des pays environnants, de l'Hindoustan, de la Perse et même de l'Europe

TRÉVELÉ.

Que tu racontes bien !

GODLER.

Attendaient tout habillées, toutes coiffées, toutes parfumées, que le roi de Bagdad fît demander leur main pour son fils. Le télégraphe répondait toujours : Attendez ! Attendez !

TRÉVELÉ.

Dépêche-toi.

GODLER.

Un chambellan eut une idée très simple.

TRÉVELÉ.

En général, les idées des chambellans sont très simples.

GODLER.

Ce fut de faire voyager le prince, de lui faire voir d'autres femmes que celles de Bagdad, puisque celles-ci

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