‹ La Princesse de BagdadChapitre 47 sur 57 · ACTE TROISIÈME 7ô · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME 7ô

JEAN

Elle est dans son hôtel des Champs-Elysées, sans doute.

TRÊVE LÉ

Alors, elle ne viendra pas ici ?

JEAN

Elle peut y venir; la maison est à elle; elle peut y demeurer tant qu'elle voudra. C'est moi qui ne suis pas ici chez moi, et qui n'y viens que pour faire mes derniers préparatifs de départ.

TRÊVE LÉ

Et Raoul ? votre fils ?

J E A N, avec un rire amer.

Ètes-vous bien sûr qu'il soit mon fils ?

TRÉVELÉ.

Que la colère ne vous égare pas.

JEAN

En tout cas, il est le fils de cette femme; je ne veux plus le voir. Qu'elle le garde, qu'elle le fasse vivre de sa vie nouvelle. C'est lui alors qui me vengera un jour. Quand il aura vingt ans il l'insultera. Ou bien non. Le tribunal qui prononcera notre séparation, ordonnera que l'enfant soit mis dans un collège ou dans un pensionnat d'où sa mère ne pourra plus le faire sortir.

TRÉVELÉ.

A son âge! Il sera bien malheureux,

JEAN

Tant mieux pour lui. 11 souffrira plus tôt, il comprendra plus vite.

UN DOMESTIQUE, entrant.

Monsieur Richard.

JEAN, à part.

Ce n'est pas moi qui l'ai fait demander? Sait-il quelque

chose?...

GODLER.

Voulez-vous que nous vous laissions?

JEAN

Non. Je n'ai rien à dire que vous ne puissiez entendre, à moins que vous n'ayez affaire....

TRÉVELÉ.

Non, rien, (a oodier.) Ni toi non plus, n'est-ce pas?

GODLER.

Moi non plus. (A Trévelé, en peignant ses favoris et en ramenant sa

mèche.) Florimondc m'attend.

Elle t'attend avec quelqu'un. Sois tranquille, elle ne s'ennuie pas en t'attendant.

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