ACTE TROISIÈME
vous rappelez voire mère, votre femme, vos enfants à vous. Oui, il y a, en effet, des mères, des femmes, des enfants... et puis il y a des êtres qui ont ces mêmes formes et qui portent ces mêmes noms, mais qui ne sont pas la même chose. — Qu'est-ce que vous désirez encore savoir?
Je ne discute pas; seulement embrassez votre fils une dernière fois.
LION NETTE
Pourquoi le déranger? Il joue sans doute.
RICHARD
Je vais le chercher.
LIONNETTE
Xoil. je VOUS en prie. (Richard marche vers la chambre.) Je 11C le
veux pas.
Le domestique parait.
LE DOMESTIQUE
M. Xourvady demande si madame la comtesse peut le recevoir.
LIONNETTE, d'un ton naturel.
Certainement ! (a Richard.) Adieu, mon cher monsieur Richard... Je vous écrirai si j'ai encore quelques instructions à vous donner. Mes amitiés à votre femme... si elle ne sait encore rien.
RICHARD
Ne restez pas ongtemps ici, ce sera plus prudent.
LIONNETTE
Je pars tout de suite.
Le domestique laisse passer Nonrvady et sort. NOURYADY.
Vous m'excusez, madame?
LIONNETTE
De quoi?
NOURYADY.
De venir vous trouver ici.
LIONNETTE
Partout où je suis, n'avez-vous pas le droit d'y venir, et je vous attendais; je le disais à l'instant à M. Richard qui est au courant.
RICHARD
Adieu, comtesse.
LIONNETTE, lui tendant la main, avec une émotion involontaire et visible.
Adieu, mon cher Richard.
I'. I C II AR I), saluant froidement Nonrvady.
Monsieur. . . [n sort.)