‹ La Princesse de BagdadChapitre 54 sur 57 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ver. Vous étiez partie; j'ai supposé que vous étiez ici. Ce domestique qui m'a annoncé et qui ignore évidemment ce qui s'est passé...

LIOXNETTE.

Personne n'en sait encore rien, sauf les intéressés.

NOURVADY.

Ce domestique m'a demandé s'il fallait m'annoncer à monsieur ou à madame. C'est comme cela que j'ai su que votre mari était ici en même temps que vous. J'ai été au moment de dire à cet homme : Annoncez-moi à monsieur.

LIONNETTE

Qu'est-ce que vous pouviez avoir à lui dire maintenant?

NOURVADY.

Il est venu vous chercher chez moi; je viens vous chercher chez lui . Vous êtes une femme, vous ne comprenez pas certaines injures.

LIONNETTE

Croyez-vous ?

NOURVADY.

Cet homme a forcé ma porte; il l'a brisée même. Il vous a insultée devant moi, moi qui vous aime.

LIONNETTE

Il faut dire qu'il m'aime aussi, c'est son excuse.

NOURVADY.

Vous prenez sa défense.

LION NETTE, tout en mettant son chapeau, son manteau et ses gants.

Ah ! Dieu, non ! Eh ! bien, qu'est-ce que vous lui auriez dit si vous vous étiez fait annoncer chez lui, dans le cas où il vous aurait reçu ; mais je doute qu'il vous eût reçu après ce qui s'est passé.

NOURVADY.

S'il avait refusé de me recevoir, j'aurais enfoncé sa porte à mon tour, et. . .

Ah! je vous défends bien de le provoquer maintenant... Si j'étais veuve par vous... ou s'il vous tuait, vous ne pourriez pas m'épouser... et si, un jour, nous pouvions légitimer la situation fausse que nous allons avoir, j'en serais si heureuse ! remettons-nous-en à la Providence, comme disait ma mère. Là-dessus je suis prête... partons ! . . .

Au moment où elle se retourne pour sortir, Raoul entre et se jette dans ses jambes pour l'embrasser.

RAOUL

Maman !

LIONNETTE, surprise et troublée.

Ah ! c'est toi ! tu m'as fait peur !

RAOUL

Embrasse-moi.

LIONNETTE, l'embrassant froidement.

Tu penses donc à m'embrasser aujourd'hui ! (Avec un soupir C'est un peu laid.

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