‹ La Princesse de BagdadChapitre 7 sur 57 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

temps avant sa mort, mon père me dit : « Si je viens à mourir, madame de Spadetta te remettra quinze cent mille francs. » Mon père ne pouvait rien me laisser dans un testament officiel et public, et il était incapable de me dire une chose comme celle-là si elle n'avait pas été vraie. — 11 a été laissé à madame de Spadetta deux millions, avec cette note : « Je suis certain que madame de Spadetta fera un bon emploi de cette somme. » C'est clair. Elle a tout gardé : c'est simple.

JEAN

Tu ne m'avais jamais parlé de cela !

LION NETTE

A quoi bon ?

JEAN

Lui as-tu réclamé cette somme ?

LION NETTE

Évidemment. Elle a nié.

J E A N, à Richard

On peut la poursuivre.

RICHARD

Non ; c'est le fidéi-commis. La loi ne le reconnaît pas, et d'ailleurs...

LIONNETTE

Je n'ai que ma parole à l'appui de mon dire. Madame de Spadetta m'a répondu que ce que mon père lui avait laissé était en rémunération des services que son mari et elle

avaient rendus à mon père depuis trente ans. La vérité est que, sur ces deux millions, il y avait cinq cent mille francs pour ce qu'elle appelle ses services et quinze cent mille francs pour moi. C'est alors que je l'ai mise à la porte.

richard.

Sachant que je suis chargé de vos affaires, elle est venue me trouver....

LIONNETTE

Pour....

RICHARD

Pour vous offrir cinq cent mille francs.

LIONNETTE

De la part de qui? car c'est une personne propre «à ton les les ambassades.

RICHARD

De la part de la famille de votre père.

LIONNETTE

Qui demande en échange?...

RICHARD

La remise...

LIONNETTE

De toutes les lettres de mon père.

Oui; vous le saviez?

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