‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 107 sur 269 · Cf. Mémoires secrets..., op . cit., 24. février · texte numérisé non relu

Cf. Mémoires secrets..., op . cit., 24. février

6. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, 28 septembre 177.1. Correspondance secrète entre..., op. cit.

LES JOURS HEUREUX \ f^'i

sa seule pensée, sa seule joie au moude, sa seule raison de vivre. EUe avait cette dignité que conserve, sans le savoir et sans y tacher, tout amour désintéressé et profond; aussi nWait-elle jamais songé à user de son influence. Malheureusement, eUe fut obligée bientôt à sortir de cette réserve.

Le prince de Garignan, (jui savait ne rien pouvoir obtenir du roi de Sardaigne \ avait demandé à SCS petites-nièces, les comtesses de Provence et d'Artois, un étabUssement à la Cour de France pour son fils, le prince Eugène, le plus jeune frère de M""" de Lamballe. « Les ministres de Louis XVI étaient fort opposés à ce projet et en empêchaient le succès » ^. La princesse avait conservé pour ce frère qu'elle avait eu de la peine à laisser à Turin, une affection très grande et, elle ne pouvait, d'autre part, se désintéresser d'une démarche aimablement entreprise par ses cousines. EUe demanda, à Mai'ie-Antoinette, son appui. Le roi, avec sa complaisance ordinaire, accorda au

I. Cf. Arck. du ministre des Affaires étrangères. Italie, 247- ■?.. Mercy à Marie-Thérèse, 1 5 janvier 1773. Correspondance secrète entre..., op. cit.

I/|4 LA. PRINCESSE DE i.AMBALLE

prince Eugène de Carignan, sans consulter aucun ministre, 3o.ooo livres de pension annuelle et le commandement d'un régiment d infanterie '.

La reine avait été heureuse de pouvoir rendre service à son amie, mais cette faveur, que rien n expliquait, fut assez mal accueillie en France " ; à la Cour, on commença à trouver que a les bontés de Marie-Antoinette pour la princesse de Lamballe exigeraient quelque mesure » ' et limpératrice Marie-Thérèse, « craignant (pie le parti piémontais ne gagnât le dessus », engagea sa fiUe à mettre des bornes à sa confiante affection '" .

La reine ne se souciait pas de ces conseils. Les fêtes, les parties de j)laisir continuaient. La jirésence à Paris des princes de Carignan venus, sans doute, pour jîrésenter à la Cour le nouveau colonel % n'empêche pas M"^ de Lamballe de

Page 1