‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 138 sur 269 · Mémoires de Tilly · texte numérisé non relu

Mémoires de Tilly

3. Cf. Léon Arbaud. Marie-Antoinette et ses correspondances. Correspondant, avril 186;).

4. Cf. Comtesse Diane de Polignac. Mémoires sur la fie de la duchesse de Polignac.

h. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, lï novembre 177'). Correspondance secrète entre.... op. cit.

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veurs. Son rôle, du reste, n'était-il pas de soutenir les gens qui étaient au service de la reine ? C'est à elle quon s'adressait pour obtenir une augmentation ou le paiement des gages en relard * et la princesse, fort bonne, s'acquittait avec joie de cette partie de ses fonctions. Elle allait trouver Marie-Antoinette, lui exposait, sans détours, ce qu'elle désirait et, le plus souvent, n'arrivait à rien — car le trésor royal était chaque jour, plus obéré — si ce n'est à indisposer sa maîtresse, à qui l'on reprochait déjà des dépenses excessives. M"'" de Lamballe était d'autant plus importune que ses demandes se renouvelaient souvent et que, sollicitant encore des bienfaits pour elle et pour les siens, « par ses ambitions qui semblaient peu désintéressées », elle mettait le public en courroux ^ Elle était poussée à user de son influence par le duc de Chartres et par le duc de Penthièvre, auxquels une grosse fortune avait, sans doute, donné le goût d'amasser des richesses.

1. Voyez ses lettres aux Arch. nat. O' 3792. Maison de la Reine.

2. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, 28 septembre 1774- Correspondance secrète entre..., op. cit.

SURIÏSTENDANTE 187

C'est ainsi que la princesse, à force d'insistances et malgré les ministres, fit donner, sur le trésor royal, à la comtesse de la Marche, odieusement délaissée par son mari, une pension qui n'était habituellement accordée qu'aux veuves des princes du sang^ et que, tandis qu'elle était à Plombières', elle écrivit à la reine pour que son beau-frère, le duc de Chartres, soit nommé au gouvernement du Poitou, ainsi qu'il le désirait \

Puis, comme elle sait que la cassette royale est mise au pillage par les Polignac et leur entourage, elle se montre exigeante pour elle-même, mue par une sorte d'émulation jalouse et voyant, dans chaque don de la reine, un témoignage d'affection. C'est la seule raison qui puisse expliquer pourquoi elle a imprudemment sollicité, quelque

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