‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 200 sur 269 · Cf. M'°° de Lage. Soufcnirs d\'m!f;ralion · texte numérisé non relu

Cf. M'°° de Lage. Soufcnirs d\'m!f;ralion

iofi L\ PRINCESSE DE LAMBALLE

La princesse savait qu'il n'y avait en France, aucune sécurité pour elle. Son médecin, qui avait toute sa confiance, le lui avait écrit, ses vieux conseillers le lui disaient. Elle partit consciente de son acte, quittant Aix « avec infiniment de regret », mais résolue à « tout sacrifier à la reine » . C'est « son sentiment pour Marie- Antoinette qui lui donna la force de revenir à Paris dont elle n'ignorait pas les dangers ». Elle avait résisté aux appels du duc de Penthièvre, aux j)remières lettres de la reine, mais, dès que son amie lui eût clairement marqué qu'elle la « désirait », que, jîlus que jamais, elle avait besoin de sa consolante afTection, « elle était partie sur-lechamp » *, non pas, corrtme on Fa dit', pour reprendre des fonctions que, depuis longtemjjs, elle voulait remettre, mais parce qu'elle obéissait, en même temps qu'à un devoir, ù l'inclination secrète de son cœur et que, malgré quelques chagrins c'était toute sa vie que son amitié pour la reine.

1. Cf. JI""= de Lamballe à la landgraûn de liesse, y novembre 1791.

Page 1