Dr Saiffert. Krankhcitgesvhichtc..., op. cit
« Les maux de nerfs, disait la reine pour elle même, c'était bon pour les femmes heureuses ! ' » Et de vrai, maigre les alarmes continuelles, jamais ]\/[me (jg Lamballc ne s'était mieux portée. Tout à son devoir admirable, la cliélive princesse supporte, sans y prendre garde, les fatigues physiques, comme les souffrances morales. Jadis frivole et craintive, pleurant parce que M''° Bertin, mécontente de ses reproches, ne voulait plus lui faire ses robes, s'évanouissant devant un tableau représentant une femme vendant un homard % elle brave le danger avec beaucoup de courage et trouve la force d'accomplir des miracles d'énergie. A toute heure, elle est aux côtés de la reine ; elle veille sur elle : Marie-Antoinette est adorée, il n'y a pas d'autre mot pour exprimer le sentiment qu'elle inspirait alors à M"™^ de Lamballc. La princesse était sa chose, elle lui apjDartenait absolument. Elle, autrefois si timide, devient « une femme à projets, à intrigue » * ; elle reçoit chez