Id., Ib'ul.. séance du 5 août
3. N'ayant pas ses entrées aux Tuileries, le dot:leur ne pouvait rencontrer M"'» de Lamballe que chez le duc de Penthièvre à l'hôtel de Toulouse où elle séjournait parfois quelques jours.
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sacrifice de sa vie et ne connaissait plus de joie que celle de se dévouer à la reine.
Toutefois, quand le médecin saxon se fut assuré, auprès de ses collègues jacobins, que Taltaque du château avait été décidée, il se résolut à une nouvelle tentative. « Je me rendis, écrit-il, chez une de mes clientes, une certaine M"'^ Balby, où j'étais sûr de rencontrer le général comte de Wittgenslein. Je le savais lami d une M"'' de Mackau qui habitait également les Tuileries.
Je sais, lui dis-je, que vous considérez la Cour comme perdue..., je sais également, par tout ce qui m'est parvenu aux oreilles, que son dernier jour est fixé à demain. 8 il est impossible de sauver la Cour, essayons de songer à la sécurité de nos amis qui se trouvent aux Tuileries, la princesse de Lamballe et M"'" de Mackau. Vous avez vos entrées libres dans le palais, moi, je ne les ai pas ; tâchez, je vous en supplie, de décider ces dames à ne pas passer la nuit dans un lieu aussi exposé.
— Hum ! me répondit le comte, je ne crois pas que Fattaque soit pour demain. La Cour est informée de tout ; les moyens de défense sont prêts ;
DES TUILERIES A LA PETITE FORCE ii']
on peut se fier aux Suisses et je crois m être assuré seize bataillons de la garde nationale de Paris. — Il ne faut pas compter sur la garde nationale, 1 interrompis-] e, la Cour s illusionne, croyez-moi, sauvons nos amis !
(( Le comte quitta à onze heures la réunion dans laquelle il se trouvait pour se rendre aux Tuileries, mais il ne put décider ces dames à le suivre \ ».
C était le soir du g août ; la journée avait été calme'. La princesse de Lamballe recevait à souper quelques personnes de ses amies. On avait joué au tric-trac pendant la soirée ^. Soudain, vers minuit, on entendit le tambour battre le rappel et sonner le tocsin, sinistrement répété par tous les clochers de Paris. Le roi était dans son cabinet avec la reine, Madame Elisabeth et Madame Royale : la princesse de Lamballe les vint rejoindre avec la princesse de Tarente, M"*^ et M"^ de Tourzel \