‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 57 sur 269 · Cf. Gai^ette de Leyde, 29 avril 17Ô · texte numérisé non relu

Cf. Gai^ette de Leyde, 29 avril 17Ô

4. Cf. Mémoires secrets, Gazette de France, Gazette de Leyde, etc.

crut, un moment, dans son entourage, que sa vigoureuse jeunesse finirait par vaincre le mal qui le torturait. Hélas ! il tomba bientôt en agonie et, le G mai, après une longue et pénible semaine, par un beau soir de ce mois des fleurs, Alexandre de Bourbon- Lamballe rendait le dernier soupir.

C'était un vendredi. Le dimanche d'après, on transporta son corps à Rambouillet. Il faisait nuit. Le cortège était composé de cent pauvres et d'une vingtaine de valets de pied, portant des torches autour du char funèbre. Deux carrosses suivaient. Dans Fun, avaient pris place Tabbé Fourmentin et son vicaire, dans Fautrc, le marquis de Basseville. Le marquis de Castellane, premier écuyer du prince, portait la couronne ducale, escorté de plusieurs gentilshommes à cheval, d un page et d'un piqucur.

Le convoi arriva à Rambouillet le lundi 9 mai, à six heures du matin et le corps y fut reçu par le curé, le vicaire et un nombreux domestique ^ Ni le duc de Penthièvre, ni aucun prince du sang

1. Cf. Gazelle de France, i8 mai 17C8 et Journal de Hardy, Bibl. nal. Mss. f. fr. 6674.

y^i LV PRINCESSE DE LAMBALLE

n'assistaient à ces obsèques volontairement simples. On remarqua aussi que M. de Marbeuf, premier gentilhomme de M. de Lamballe, ne figurait pas dans le cortège, comme c'était Tusage. M. de Marbeuf , accusé d'avoir favorisé la vie dissolue de son maître, avait été « ignominieusement chassé » par le duc de Penthièvre, ainsi que le chirurgien qui avait soigné le jeune homme en cachette, sans dire à son père de quelle maladie il était atteint ' . Le duc, quelques jours après cette fin lamentable, alla demander au roi Louis XV de reprendre Louveciennes ^, où il ne retournerait plus jamais, tant la vue de la maison où son fils était mort lui était odieuse. Quant à la princesse de Lamballe, elle avait été la première à quitter le château et était allée réfugier sa détresse et cacher ses larmes à Tabbaye de Saint- Antoine-des-Ghamps.

1. Cf. Gazette de France, i8 mai i'^68 et Journal manuscrit de Hardy.

2. Un inventaire fut dressé par le marquis de Marigny. Il fut décidé que le roi indemniserait le duc de Penthièvre des acquisitions de terrains qu'il avait faites — la somme fut fixée à 14.447 livres 3 deniers 6 sols — ainsi que des améliorations de la maison [Arch. nat. O' 3873). En mars 1790, le duc se trouvait encore être créancier de 1.7 14 livres (cf. Arch. nat. O' 0917). Comme on sait, le château de la Machine fut donné en jouissance par le roi à M'"" Du Barry, en juillet 1709 {Arch. de Seine-et- Oisé, 22 ji /").

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