‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 77 sur 269 · Mercy à Kaunitz, 29 décembre 1768, Id., ibid · texte numérisé non relu

Mercy à Kaunitz, 29 décembre 1768, Id., ibid

2. Cf. Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau et les Lettres de M"" Denis, publiées par Claude Saint-André, i)f"° Du Barry.

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roi. La princesse, malgré son voile noir* qui, de loin, lui donnait un air grave, était une enfant à peine épanouie. De Fenfance, elle avait toutes les grâces, toutes les pudeurs. En elle, rien de provocant dans l'attitude, ni d'enjôleur dans le regard. « Sa plus grande beauté était la sérénité de sa physionomie. L'éclair même de ses yeux était tranquille- ». Le parfum de pureté qui émanait d'elle charmait un monarque habitué à voir les femmes s'incliner devant son désir et il ne lui déplaisait pas qu'elle fût ignorée et presque ignorante, n ayant guère connu du mariage que les écœurements.

Le penchant du roi fut vite remarqué et on ne tarda pas à penser que Louis XV, si lent à se résoudre à épouser Madame Elisabeth, accepterait plus volontiers la princesse de Lamballe '\ G était un projet ridicule et qui ne se pouvait réaliser. Le duc de Penthièvre était prince du sang, quoique légitimé. Il ne se fût jamais résolu à voir sa belle-

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