Cf. son portrait, par Ducreux
3. Cf. Mémoires de M"° Campan, et La vie ù Paris sous Louis XVI : « Elle ne marchait pas. elle glissait. »
4. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, i5 juin 1770. Correspondance secrète entre..., op. cit.
5. C'est le témoignage de l'un des plus audacieux pamphlétaires de Marie-Antoinette : Essai historique sur la vie de Marie-Antoinette, reine de France, pour servir à l'histoire de cette princesse.
LES JOURS HEUREUX \ l'i
ce quelle avait négligé à Vienne. Elle écrivait à sa fille des lettres de reproche, plaçait auprès d'elle un précepteur de son choix, Tabbé de Vermond, donnait mission à son ambassadeur, le comte de Merc} -Argentan, de surveiller Marie- Antoinette, essayait de la faire régenter par la dame d'honneur, la comtesse de Noailles*.
Rien de ce qui touche à la dauphine ne laisse Marie-Thérèse indifférente. Elle fait plus que conseiller, elle ordonne : « Parlez à tout le monde ", écrit-elle. Recevez bien les Allemands ^ Montrezvous caressante avec votre mari'. JNe montez pas à cheval, cela empêche de porter les enfants^ ». Chacune de ses lettres contient une réprimande : « Ce que vous faites n'est que grimaces*. Vous tombez dans le travers de donner du ridicule au mondée Vous vous négligez beaucoup, même sur
I. Cf. Marie-Thérèse à Mercy, 3 décembre 1772. Correspondance secrète entre..., op. cit.
1. Marie-Thérèse à Marie-Antoinette, i" novembre 1770. ht., ibid.