Cf. Mercy à Marie-Thérèse, 20 octobre 1770. Id., ibid
LES JOURS HEUREUX li5
G.ooo livres par mois qu'elle reçoit du roi, cette somme passant entre les mains de son trésorier, Pomeri, qui en use on ne sait commeut'. Elle a des espions autour d'elle. L'ancien gouverneur de sou mari écoute aux portes-; Fambassadeur d'Autriche a des intelligences dans sa Maison; Vermond épie ses moindres gestes, guette ses paroles. Et, quand elle parvient à éloigner les fâcheux qui Tassaillcnt, le jour comme la nuit, la comtesse de jNoailles lui rappelle, avec des paroles flatteuses % qu'il ne faut pas enfreindre les lois rigides de 1 étiquette.
Dans cette cour où elle est venue avec l'espoir d'être « la plus heureuse des princesses* », Marie- Antoinette ne rencontre ni l'aflection qu'elle cherche, ni d'appui pour ses premiers pas. Elle n'a personne à qui se confier. M"'- de Noailles, sa dame d'honneur, est bien toujours auprès d'elle ; elle se montre « complaisante », « pleine de
I. Cf. Le même à la môme, 20 octobre 1770 et 2,5 février 1771. Id., ibid.
•}.. Cf. Marie-Antoinette à Marie-Thérèse, 12 juillet l'-^o. Id., ibid.