Cf. Portefeuille d'un talon rouge
LES JOURS HEUREUX lil
aussi, se « piquait de dire des bons mots », mais ils étaient plus méchants cjue plaisants et elle se gardait de railler M™" Du Barry, qui protégeait son beau-père et par qui elle comptait bien être nommée dame d'atours de la dauphine quand partirait la duchesse de \illars, que son grand âge et sa santé précaire tenaient, de plus en plus, éloignée de la Cour*.
Marie-Antoinette ne fut pas longtemps sans s'apercevoir du rôle que lui voulait faire jouer M'""' de Saint-Mégrin. Elle la prit en a version et, rebutée encore dans Tentourage de ses dames, elle vécut dans un douloureux isolement, parmi les splendeurs du château de Versailles, plus que jamais « devenu le séjour des perfidies, des haines et des vengeances ' » .
Autour d'elle, ce n'étaient que cabales, complots, calculs intéressés. Sa mère, l'impératrice Marie- Thérèse, qui voulait se ménager la neutralité de la France dans les affaires de Pologne, l'obligeait à « suivre sans hésiter et avec confiance, tout ce que Mercy dirait ou exigerait », c'est-à-dire à