RAPPEL DU DUC D'ORLÉANS EN FRANCE
aveu. II n'était pas permis de prendre un rôle, si dangereux dans les mains d'un prétendant, sans en être d'accord avec la cour de Madrid et sans y être préalablement autorisé. Le remplir en dehors de Philippe V, et malgré lui, ne pouvait être que Teffet d'une mauvaise intention, et c'était en convenir que d'oser le déclarer. Saint-Simon prétend qu'après cela aucun des trois personnages devant lesquels comparaissait le duc d'Orléans n'eut mot à dire ^ Mais à quoi bon de longs discours, quand le noble accusé, avec des prétextes plus ou moins héroïques, avouait son crime et ne se faisait comprendre que trop? Tout ce qu'on avait à faire était de ne rien répondre et de le faire rappeler au plus tôt C'est ce que demanda instamment le roi d'Espagne, pressé lui-même par la princesse des Ursins, et son vœu fut exaucé au commencem^t du mois de mai 1709.
< Métn de SatrU-Simon, t. XUL n. 200, ^1, 206, 2U7.