‹ La princesse des UrsinsChapitre 153 sur 278 · ROLE DU MARÉCHAL DE DESONS · texte numérisé non relu

ROLE DU MARÉCHAL DE DESONS

Le duc d'Orléans quitta donc TEspagne. Au point de vue des desseins qu'il avait conçus pour lui-même et des promesses qu^il avait faites aux alliés, il ne pouvait rien lui arriver de plus fâcheux. Le lieutenant général de Besons, à qui il remit le commandement des armées et qui devint peu après maréchal de France, était de ses amis ; mais ce n'était pas lui-même, et il n'allait plus se trouver sur le théâtre où tout se mouvait, pour remplir les engagements au prix desquels était son élévation. En l'éloignant, au moment le plus favorable, lorsque Louis XIV promettait aux puissances coalisées de retirer ses troupes d'Espagne, et que Philippe V, réduit à lui-même, serait peut-être obligé de céder sa place à un autre, la princesse des Ursins lui avait porté un coup mortel. « Le duc d'Orléans « n'eut pas plutôt quitté l'Espagne, nous dit le marquis « de Saint-Philippe, que les Anglais commencèrent à douce 1er qu'il fût en état de tenir ce qu'il leur avait promis, « attendu que le commandement des troupes espagnoles « fut donné au comte d'Aguilar, un des hommes les plus « distingués de tout le royaume par sa naissance et par sa (( fidélité, et qui était incapable d'une pareille bassesse. « Le prince de Sterclaês, qui lui succéda quelque temps

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