‹ La princesse des UrsinsChapitre 187 sur 278 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

0058PUAT10II DO DUC DE UÈmnA-CSEU, 1I151STRS DES AFPAUIES ÉTRAKCtalS.

Le terrain s'était déblayé peu à peu autour de Philippe Y. Le vaste complot du duc d'Orléans, des grands et des alliés, s'évanouissait comme un rêve. Mais on ne l'avait pas atteint encore dans toutes ses ramifications, et il n'avait pas dit son dernier mot. Le duc de Médina-Cœli était un ami de ce prince ; il était ministre des affaires étrangères, et il avait presque le rang d'un premier ministre. On sait pourquoi la princesse des Ursins, qui connaissait ses liaisons avec Renaut et avec les autres conspirateurs, lui avait fait toutes les avances possibles, depuis le départ du duc d'Orléans ; on sait aussi comment, au plus fort de l'agitation sourde qui régnait dans l'armée et à Madrid, elle avait achevé de l'annuler, en mettant en ses mains le vaisseau chancelant de l'État. La politique était tout dans cette mesure extraordinaire ; la confiance n'y était pour rien. Le zèle que le duc de Médina-Cœli se mit à alTecter, vers cette époque, pour les intérêts du roi *, ne touchait nullement madame des Ursins. Elle avait sur son compte l'opinion qu'en avaient exprimée le maréchal de Tessé et le duc de Gramonl .lui-même. Ce n'est pas qu'elle ne le crût très-capable d'être un premier ministre,

< Mém deSaUU-PhUippe, t. H, p. 281.

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