‹ La princesse des UrsinsChapitre 214 sur 278 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

DISGRACE DO GÉNÉRAL COMTE d'aGUILAR.

Un homme que nous connaissons déjà, le général comte d'Aguilar, n'avait pas. vu avec le même plaisir que la plupart des grands l'arrivée du maréchal de Vendôme. Redevenu commandant en chef des troupes espagnoles, après la fatale journée de Saragosse, il était d'autant plus estimé pour son application dévouée, que le marquis de Bay avait été plus infidèle ou plus négligent. Cette confiance le flattait au plus haut degré, et, bien qu'elle fût inspirée par son caractère peut-être plus que par ses talents, il parait qu'il se croyait capable de remplir seul la tâche, qu'on avait mise de nouveau entre les mains d'un Français. Malgré cela, il s'était parfaitement acquitté de son devoir à la bataille de Villa viciosa, où il avait cherdié à atteindre Yillaroél, qui commandait avec distinction le centre de Tennemi ; mais, depuis, dominé par une jalousie secrète, et trop gâté aussi par les éloges constamment décernés à son mérite, il n'était pas toujours d'accord avec celui dont le haut rang excluait le sien. Après la victoire de Villa viciosa, il fut choqué de ce que Vendôme voulait entreprendre le siège de Cardone, contrairement à son avis, dont la sagesse en effet fut plus tard reconnue. Comme ce n'était pas la seule fois que son opinion avait diiTéré de celle du général français et n'avait pas été sui-

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