‹ La princesse des UrsinsChapitre 229 sur 278 · DE L'ADMINISTRATION PAR REGIE · texte numérisé non relu

DE L'ADMINISTRATION PAR REGIE

nistration par régie. Les rentes provinciales furent afTermées, en 1715, à une seule pei'sonne, qui n'avait pas le droit de mettre dans chaque commune plus d*nn receveur. On en fit de même, en 1714, pour les rentes générales, et l'on évita ainsi, dans les douanes et les ports, cette multiplicité de gardes, que Tancien système de fermage partiel rendait nécessaire. Une conséquence de ces innovations, ce fut la création d'une caisse centrale et d'un trésorier général, pour les versements des fermiers. Elle fut établie à Madrid, et remplaça les caisses particulières qui existaient dans diverses villes des provinces, et où les difficultés d'une surveillance, trop lointaine et trop étendue, amenaient un gaspillage affreux, en donnant l'espoir ou les moyens de l'éluder impunément.

Ainsi, simplifier et centraliser, tels étaient les principes dont Orry, avec l'assentiment de madame des Ursins, et, par suite, avec celui du roi, faisait l'application en Espagne. Mais les fraudes étaient encore possibles. Pour les prévenir plus sûrement, Orry les rendit inutiles, en exigeant des fermiers, comme on le faisait en France depuis Colberl, depuis même Sully, un cautionnement, en rapport avec le prix de leur ferme, et* en leur prescrivant, pour les versements, des époques fixes, qui, sous des peines sévères, devaient assurer leur exactitude et la régularité des recettes du trésor. Une autre prescription fut adressée au conseil des finances, ce fut de donner les fermes à leur juste valeur, et jamais au rabails^

Tout cela n'annonçait, dans Orry, ni l'incapacité, dont semble parler Saint-Simon, ni même les talents, seulement conditionnels, que lui prêle le maréchal de Berwick, dont nous avons voulu rapporter en entier l'opinion et le jugement. 11 semble, au contraire, que madame des Ur-

* William Coie, Mémoireê sur les Bottrbans (t Espagne, t. lU.

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