‹ La princesse des UrsinsChapitre 230 sur 278 · PAIKCBSSE DBS UIISIXS ET L'iXQUlSlTIOlf · texte numérisé non relu

PAIKCBSSE DBS UIISIXS ET L'iXQUlSlTIOlf

L'histoire ne doit pas à madame des Ursins un moindre tribut de louanges, pour avoir employé ce même ministre à une entreprise d'une autre nature et où se faisait sentir encore davantage le souffle de l'esprit français, je veux dire à la suppression, en Espagne, du tribunal de l'inquisition. Créé pour des temps qui n'existaient plus, pour des Maures et des juifs, qui, exterminés ou bannis, ne pouvaient plus menacer, par la diversité de culte, la double unité nationale et monarchique de l'Espagne, ce tribunal ne paraissait plus propre alors qu'à engendrer un catholicisme violent ou menteur^ et à déshonorer par conséquent la religion qu'il croyait servir. 11 gênait en outre le gouvernement, auquel il faisait aussi la loi, tout en lui devant son existence, et qui, pour cela, souhaitait fort de l'abolir. Mais c'était une redoutable entreprise que de toucher à * une institution, qui avait pour elle la sanction des siècles et la foi exaltée de la nation ; que de déclarer la guerre au palladium même du culte espagnol, à tout ce qu'il y avait de plus craint, de plus révéré, de plus fortement organisé; à un corps, qui embrassait toutes les parties de l'Espagne dans le vaste réseau de sa surveillance et de son action, qui était présent partout, dans le plus petit hameau comme dans les populeuses cités, dans la cabane du pauvre

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