CHAPITRE YI
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VIIB tfISSIOff POUTIOUG EN ESPAGUE ?
C'est sur la princesse des Ursins que comptait Torcy, pour corriger ce qu'il y avait de vicieux dans l'administration de Portocarrero. Elle ne devait pas se renfermer en effet dans les attributions domestiques d'une simple intendante du palais ; elle avait à remplir une véritable mission politique. On pourrait le soupçonner à l'empressement qu'elle met, avant même d'avoir passé la frontière des Pyrénées^ à dissiper toute inquiétude de la cour de Versailles à son sujet. « Rassurez- vous, écrit-elle, je ré- « pondrai à la confiance du roi \ » Dans une autre lettre elle dit qu'elle va entrer dans les affaires *, et plus tard elle appelle la tâche, qu'elle a à remplir, son ministère ^, ajoutant que les déboires y sont fréquents et qu'elle espère bien qu'il ne sera pas long *. C'est au ministre des aftatres étrangères qu'elle tient ce langage et qu'elle adresse cette sorte de plainte ; c'est à lui aussi qu'elle demande aide et conseil, en lui disant, avec une grâce spirituelle et aimable : « Voyez un peu ; autrefois vous vous c( piquiez d'être mon élève ; aujourd'hui, je ne puis faire « un pas sans vous '. » Enfin madame de Maintenon, en
* Lettres inéd. de madame de Maintenon et de madame des Ursins, 4 vol. in-8, t. IV, !'• lettre do madame des Ursins. — • Ibid.y t. IV. — » Ibid. — *Mém. de NoaiUei, t. H, p. ?58. — > Und., p. 229 230. Lettre du 3 avril