CHAPITRE XXXVIII
liilUPPE V ET LA PRnCCESS^ DtS OBSIRS APRftS LA MORT DB LA REINE. — U œRBlDOR DO CHATEAU ROTAL DE HÉDIKA-GSU. ~ LA rUKGIPAIIT< DE LA lOOE EN ARDENNES; LE HAXOIR DE CHAKTELOUP, ETC.
U sen fadlaîl que madame des Ui*sins eût, dans sa position et dans l'opinion, la force d*un tribunal qui était regardé comme un principe. Elle n'avait jamais eu de sincères amis en Espagne ; on Tavait subie plutôt qu acceptée; on Tavalt recherchée par intérêt ou par crainte plutôt que par sympathie; mais surtout, depuis la mort du la reine, depuis qu'on ne voyait qu elle auprès du roi et qu'on recevait les coups de son pouvoir sans intermédiaire au moins apparent, on avait infiniment de peine à la supporter. On ne peut le taire, elle n'avait pas agi non plus, dans ces derniers temps, de manière à diminuer le nombre de ses ennemis ou à les adoucir. Elle croyait que le duc de Berwick ne 1 avait pas suffisamment défendue à Versailles contre leurs machinatiois : elle rompit avec lui en 1714, avant qu'il revint en Catalogne; elle fit tout ce qu'elle put pour qu on lui préférât Tessé, qu'elle disait très-capable de prendre Barcelone ; et, à la nouvelle que Berwick néanmoins était nommé, elle s'était hâtée de faire exiler Ronquillo, pour quelques propos contre le gouvernement, mais, en réalité aussi, parce qu'il était l'intime ami de ce