‹ La princesse des UrsinsChapitre 246 sur 278 · Ô08 CETTE AFFAIUE RETARDE U PAIX · texte numérisé non relu

Ô08 CETTE AFFAIUE RETARDE U PAIX

le plénipotentiaire de madame des Ursins. 11 y a notamment une pièce très-curieuse, relative à une afTaîre de d'Aubigny avec son avide propriétaire à Utrecht : les membres de ce congrès y prennent officiellement les intérêts de d'Aubigny comme ceux d un collègue, on serait tenté de dire comme les leurs propres ; car ils étaient, eux aussi, fortement rançonnés par les honnêtes bourgeois dTtrecht. Quoi qu'il en soit pourtant, d'Aubigny n'obtint pas grand'chose : il gâta tout, en offrant aux Hollandais plus d'avantages qu'on n en avait accordé aux Anglais. Ceux-ci du moins le prétendirent, pour avoir sans doute un prétexte d'abandonner tout à fait madame des Ursins et de reprendre leur attitude hautaine avec elle, après avoir été un instant ses courtisans. La mne Anne feignit en effet d'être blessée de ce que les Hollandais étaient plus favorisés que ses sujets, et s'écria, avec un empressement qui trahissait trop une satisfaction déloyale ; « Puisque la princesse des Ursins a recours à « d'autres, je l'abandonne ^ » D'Aubigny, pour tout résultat, n'obtint que des espérances vagues, que lui donnèrent les Hollandais, aussi ennemis que l'Angleterre de tout échange avec la France.

Sans en vouloir à son chargé d'affaires, auquel même elle permit de retourner près d'Amboise pour terminer les constructions commencées, madame des Ursins choisit, pour continuer la négociation, un personnage plus important, un cadet de Bournonville, neveu de la maréchale de Noailles, et baron de Câpres. Mais il se couvrit de ridicule à ce métier d'intrigues privées plutôt que de véritables négociations diplomatiques ; et, malgré toute la peine qu'il prit, il n'obtint rien non plus, « si ce n'est la gratitude de <c madame des Ursins, qui lui fit donner par Philippe V

* W/«. de Ihœlo':, l. I, p. 191. dapn;s Fillz-Moiili, VI" lellrc.

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