PHILIPPE Y VEUT SE REMARIER
potence lui était devenue insupportable, et il demanda la permission de retourner en Flandre, d*où on l'avait fait venir. Philippe Y le laissa partir, et madame des Ursins ne perdit pas une seule parœlle de son autorité. Mais les plaintes, les murmures, les propos, continuèrent, et leur incessant retour ne pouvait pas manquer d'impressionner un esprit faible. Le roi finit par en être ennuyé, fatigué, surtout des propos qui avaient trait à ce ridicule mariage, à un projet d'union qui blessait son amour-propre d'homme autant que sa dignité de roi, et, tourmenté d'ailleurs par les exigences d'un tempérament, où la chair dominait de beaucoup l'esprit, «Cherchez-moi une femme, « dit-il à madame des Ursins : nos tëte-à-tête scandalisent « le peuple ' . »
< Mém. de Dtwlas, t. I, p. 230.