‹ La princesse des UrsinsChapitre 253 sur 278 · IL SE LIE ET FAIT DES PROMESSES AU GRAND INQUISITEUR · texte numérisé non relu

IL SE LIE ET FAIT DES PROMESSES AU GRAND INQUISITEUR

commune du prince et de l'abbé, le duc de Vendôme Tavait attaché à sa personne et amené comme aumônier en Espagne, où il l'avait fait gratifier, à ce titre, par le gouvernement espagnol, d'une pension de 4,000 ducats sur l'archevêché de Valence. Après la mort d'un protec< teur, dont l'illustration personnelle, la renommée, la naissance, relevaient ceux qui étaient à son service, il s'était retiré chez le marquis de Casali, ministre de Parme à Madrid, s'était rendu utile, avait conquis aussi les bonnes grâces de cet ambassadeur , et, pendant un voyage de ce dernier en Italie, en 1714, avait obtenu de faire rintéiira.

Ce prêtre adroit et heureux, on Ta déjà nommé, c'était. Tabbé Albéroni, depuis si fameux eu Espagne, en France, en Europe, sous le nom plus pompeux de cardinal Albéroni. Aspirant à une haute position politique en Espagne, et comprenant que, dans uh tel pays, avec sa qualité d'ecclésiastique, tous ses efforts seraient en pure perte, s'il n'avait pas pour lui l'Inquisition, il chercha à se lier d'amitié avec le cardinal del Giudice, grand inquisiteur, retenu encore en France. H lui fit entendre, mais secrètement et tout bas, que la princesse de Parme^ Elisabeth Farnése, pourrait être l'instrument dont on avait besoin pour conjurer tous les dangers^qui menaçaient ce tribunal ; qu'il aurait d'ailleurs par lui-même et par sa position diplomatique assez d'ascendant sur son esprit pour obtenir sonconcours, et il l'engagea à parler en faveur de ce mariage à la cour de Louis XIV, où, depuis la hardiesse de l'afTairc de Marly, il était regardé, plus que jamais, comme un homme qui était à ménager. Parce moyen, Albéroni devint l'ami du cardinal del Giudice, et pourtant il fit en même temps sa cour à la princesse des Ursins S nous

< Mém. de Smni'PhUippe, t. III, p. 141.

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